mercredi 18 octobre 2017

Vendredi 30 mai 2014 : Gréolières-les-Neiges – Les Mujouls.

Vu les prévisions météo pour l’après-midi, nous nous levons à 7h, ce matin. Il fait 7° dans le fourgon. Un peu de chauffage au gaz pour réchauffer l’atmosphère…

Je quitte la route de Gréolières-les-Neiges à 7h40. Le ciel est pur, la brume s’élève par dessus la rosée des prés.
Bientôt l’itinéraire s’élève vers un collet à 1459 m puis entame une longue descente raide et étroite. Le panorama est splendide.


Mais après l’orage de la veille, le parcours est dangereux ; il faut assurer chaque pas sur les rochers et les racines glissantes. Les bâtons de marche me sont alors bien utiles.
Une fleur remarquable à grosse cloche rouge, à la répartition restreinte, la fritillaire de Caussols, pousse entre les dalles de calcaire karstique des pentes.
Le sentier devient meilleur et suit une combe pour atteindre les maisons abandonnées de Végay. Je passe auprès de la cascade de Végay, je longe la rivière l’Esteron puis je franchis son affluent la Gironde près du confluent (454 m), après un dénivelé en descente de 1000 m. De l’autre côté de l’Esteron, on aperçoit le village perché d’Aiglun.
Le GR remonte sur l’autre rive de la Gironde par un sentier qui rejoint la D10 à proximité du hameau des Tardons. Des gens commencent à s’installer sur les bas-côtés. Ce n’est pas pour voir passer les randonneurs, d’ailleurs très rares, mais pour une course automobile qui se prépare. Les organisateurs sillonnent la route pour demander par haut-parleur de dégager le terrain ! Heureusement, je n’y reste pas longtemps, car un sentier prend le relais pour rejoindre le hameau de la Clue. La montée s’effectue dans le vacarme assourdissant produit par les participants à la course. Plus haut, le parcours traverse un éboulis, franchit un éperon rocheux et, à travers bois et broussailles, atteint la crête de Charamel (1155 m).
J’emprunte sur l’autre versant un sentier en lacets qui descend vers les ruines d’Abdoun.  Les sonnailles d’un troupeau de moutons en pâture se précisent. Comme je n’ai pas envie de tester l’hospitalité des chiens patous, j’effectue un large détour pour contourner le troupeau et rejoindre bien plus à l’ouest le tracé du GR.
Après une pause casse-croûte sur le bord du chemin, je retrouve l’Esteron que je franchis sur une passerelle suspendue.
Le ciel se couvre de gros nuages noirs, le risque d’orage se précise. Je hâte le pas pour rejoindre sur une butte le village perché des Mujouls. A15h, je retrouve Viviane sur un parking à la sortie du village, après 7h20 de marche. C’est alors que la pluie se met à tomber…

Nous roulons jusqu’à une aire de service pour camping-cars, à Annot (Alpes-de-Haute-Provence), afin de vidanger les eaux usées et faire le plein du réservoir d’eau, tout cela sous la pluie.

Nous sommes de retour à Les Mujouls pour 18h. Nous passons la nuit sur le parking aux abords du village.

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